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alainfranck
Le prêt à penser, le fast food des minorités affamées d'intelligence, est une approche somme tout étonnante pour ceux qui préfèrent juger de la validité d'une affirmation selon leur propre perception de la vérité.

Il ne viendrait pas à l'idée d'un homme d'honneur d'aller sur un site nazi pour savoir quoi penser des juifs.

Il ne viendrait même pas à l'esprit d'un électeur intègre d'aller sur un site de ragots pour mieux connaître un candidat et être sur de ne pas se tromper.

Il lirait sur le site de ce dernier ses idées et ses résultats passés obtenus au cours de ses autres mandats et il pourrait se faire confiance et séparer l'ivraie du bon grain.

Pourquoi, alors, une minorité d'êtres humains aime les scandales et les rumeurs destructrices et se rue sur les magazines à sensation?

Tout d'abord,il faut constater que vu le nombre de parutions à scandale par rapport à la population consultant ce genre d'articles, il n'y a qu'une faible minorité parmi nos semblables qui s'adonne à ce vice pour l'état émotionnel qu'il procure. Je fais donc constat d'un comportement marginal qui frise la maladie mentale.

Ceux qui se nourrissent du mal qu'on dit des autres sont en quelque sorte sous la dépendance d'une pensée qui se veut être correcte et indispensable mais qui en fait est juste malsaine.

On pourrait penser au départ que cette démarche est entreprise pour connaître la vérité sur la base qu'il faille entendre les deux sons de cloche. Je me suis aperçu cependant, en y regardant de plus près, que ces adeptes du prêt à penser ne prenaient pas la peine ni d'analyser ni d'entendre les deux versions mais au contraire se complaisaient à constater qu'ils avaient raison soit d'avoir mal agit soit de ne pas être venus en aide. Les premiers à approuver les démarche de Goebbels furent les Allemands qui avaient tout à gagner de la déchéance d'une certaine partie de la population ou de certaines minorités. 

J'ai bien peur qu'il en soit de même aujourd'hui. Le jaloux se réjouit du malheur d'autrui, celui qui rate son mariage est rassuré que telle ou telle célébrité,elle ,aussi, n'ait pas réussi, le minable veut voir les autres lui ressembler, etc, etc.

Le seul fait regrettable dans tout cela, c'est que nous aimons nos semblables et nous évitons parfois de regarder en face qui ils sont.

Une simple et bonne manière de le faire est de lui demander qui il est en lui demandant qu'est-ce qu'il lit ou qu'est ce qu'il regarde.

Vos amis mais surtout ceux qui le resteront n'aiment pas le prêt à penser.

Dimanche 30 Mai 2010 Rédigé par Alain-Frank Rosenberg le Dimanche 30 Mai 2010 à 15:46