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alainfranck

Beaucoup d'analystes économiques confondent les lois naturelles de l'économie, les opinions et les faits. Ils classent les informations dans la même case alors que sans distinction, les informations qu'ils diffusent laissent les lecteurs, ou auditeurs, perplexes. En effet si vous ne prenez pas la peine de différencier ce qui est l'opinion de l'analyste et la loi naturelle du domaine auquel ne peut se soustraire aucun phénomène, vous ne pouvez pas espérer avoir les idées claires.


Economie et folie
Pour comprendre les lois du domaine économique, il est nécessaire de se pencher sur les défauts de nos semblables car à partir du moment ou l'on utilise une commodité comme l'argent - procédé fiduciaire pour symboliser la production, la distribution et la consommation de biens et de services - certains peuvent abuser de cette commodité qui n'est après tout qu'une sorte de "virtualisation" de la réalité.

Et à partir de cette étape, les sciences économiques deviennent plus des sciences sociales et humaines que le calcul des coûts et des profits ou que le recensement de l'offre et de la demande.

En effet si l'homme était parfait, il serait facile de comprendre et de prévoir les fluctuations des cours de la bourse. Mais ce n'est pas le cas et l'homme a du mal à saisir que malgré les lois et les précautions que prend le corps social pour empêcher la folie des uns de nuire au bien-être des autres, l'intelligence maléfique de quelques uns trouvera toujours le moyen de truquer les cartes pour leur profit personnel. Ainsi se créaient des bandes organisées dont le seul but n 'est pas de produire et de partager, mais de voler les efforts des autres.

Ainsi les lois qui régissent les sciences économiques et sociales trouvent leurs racines dans la santé mentale de chaque individu que comprend la société.

Il est plus aisé de prédire ce que nous réserve l'avenir en examinant la santé mentale de nos concitoyens plutôt que les statistiques du PIB chinois.

L'observation de la santé mentale des gens repose sur un savoir que l'on ne doit pas confondre avec celui qui tend à l'interprétation des comportements. La santé mentale se mesure le plus aisément en regardant la qualité des biens ou des services qu'une personne produit, tout simplement.

Si cette qualité est bonne, l'on peut parier que cette personne est saine d'esprit en ce qui concerne son travail. On peut d'ailleurs transposer pour mesurer son bien être mental sur d'autres aspects de la vie comme la vie de couple. L'on observe la qualité relationnelle et l'on comprend de suite si cette personne, dans ce domaine, est plus saine d'esprit que folle ou inversement. Bref, la santé d'esprit consiste à échanger avec les autres des biens et services de qualité. On peut dire que le voleur, en col blanc ou en col bleu, est fou car au lieu d'échanger, il détruit les tissus économiques en ne produisant rien. Celui qui met sur le marché des drogues néfastes pour les gens, est aussi atteint de folie puisqu'il nuit au bon équilibre mental qui permet une économie prospère.

A la base de toute situation non optimum comme par exemple ce que les médias décrivent comme une crise économique, on trouve des fous qui se greffent sur le tissu social et qui par leur folie le rendent malade en le sabotant. La crise commence toujours par la finance car c'est sur ce terrain propice qu'ils commettent leurs méfaits.

Le jour où le monde comprendra que les fous ne sont pas ceux qui sont dans des asiles mais ceux qui pillent en costume-cravate nos sociétés à la barbe de tous, il sera alors sur le chemin d'une nouvelle ère pour les milliards d'indigents qui sont au bord de l'asphyxie.

Dimanche 23 Août 2009 Rédigé par Alain-Frank Rosenberg le Dimanche 23 Août 2009 à 15:52