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alainfranck

Bien s'entendre avec soi-même et rester son meilleur ami ne sont pas évidents au vu des péripéties de la vie sociale et professionnelle.


Nous avons tous connu des moments où nous ne faisions pas exactement ce que nous voulions, où nous réagissions aux situations alors que la sagesse si elle avait su s'imposer, nous aurait dicté une autre conduite. Bref, nous n'avons pas toujours su respecter les contrats que nous avons passés avec nous-mêmes.

Pourtant ces contrats, le plus souvent tacites, sont ceux qu'il est avant tout le plus important de respecter. Quand nous les violons, nous commençons la pente longue et douloureuse qui nous mène au dégoût de soi. Même inavoué, ce sentiment prend place. Le refus de se faire confiance nous mène à agir sur les décisions des autres et notre propre déterminisme ne guide plus notre cheminement. Nous abandonnons nos responsabilités et nous pensons vivre mieux sans rien décider vraiment.

Quand on abandonne son meilleur ami, quand on le trahit en ne respectant pas sa parole, il inexorable qu'il va prendre ses distances et que vous allez le faire aussi. C'est ce qui se passe avec soi quand on ne peut plus se respecter.

Regagner le respect de soi est possible mais peu de personne savent le faire, à part les héros au cinéma. En vérité peu de personne se posent même la question et peu de personne trouvent qu'il est plus important de rester son propre ami que tout autre chose. En ne s'engageant pas dans des actes qui ne correspondent pas à ce que l'on pense, on reste son propre ami et en obéissant aux pressions de la vie parfois de ses envies, on se détruit sans s'en rendre compte.

Le plus important d'une philosophie est d'enseigner comment on peut rester son propre ami tout au long de sa vie et de se comporter avec soi-même comme on désirerait que d'autres se comportent avec soi. Ainsi peut alors commencer le véritable altruisme que nous constatons chez les grands leaders de notre siècle comme le feu Nelson Mandala.

Quand il a mené la lutte armée, il était en accord avec lui-même. Quand il fut prisonnier, il décida d'y rester plutôt que de se compromettre, quand il fut président, il sût pardonner car il l'avait fait avec lui-même lors de son séjour entre quatre murs. Lisez ses mémoires " dialogue avec soi ". Elles vous enseignent cette leçon.

Mais sans qu'il soit besoin de paradigme, la grandeur que vous portez en vous quand vous savez rester votre ami inconditionnel, est votre bien le plus précieux.

Samedi 21 Décembre 2013 Rédigé par Alain Rosenberg le Samedi 21 Décembre 2013 à 17:44