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alainfranck

Nous vivons souvent dans la terreur sans même le savoir.


Le terrorisme n'est pas uniquement l'apanage des groupes catalogués comme tels par les Nations unies. En regardant de plus près ceux qui nous entourent, il est rare de ne pas trouver un individu qui terrorise les autres comme méthode de domination et qui traumatise profondément la vie de ses proches et relations.

Les apparences recouvertes du vernis social masquent bien trop souvent la situation de ces victimes qui ignorent ce qui les affaiblie. Elles sourient, se tiennent correctement et elles sont incapables d'avoir leur propre jugement.

L'enfant terrorisé par son professeur perd ses moyens. La femme terrorisée par son mari ne fait que des erreurs et devient stupide. L'employé terrorisé par son supérieur devient incompétent et perd toute initiative. Chacun renforce ainsi l'emprise du sadique qui les torture mentalement. Le leader paralysé par des lois liberticides et terrorisantes, issues d'idéologies oppressantes pour les individus, freine l'essor de son groupe voire de son pays.

L'idée-même du terrorisme existe depuis l'aube des temps, ancrée dans l'humanité comme un germe dévastateur de bonheur. Si Robespierre prônait la terreur pour protéger la liberté, il est loin d'être le seul à l'avoir utilisée sous des prétextes fallacieux comme ceux du "bien d'autrui". De nos jours, quand des enfants ou des adultes sont terrorisés par un être cruel, ce dernier, si vous l'interrogez, vous répétera que l'ordre demande cette mesure. Il vous dira à peu près cela. Si vous remontez plus loin dans le temps, il est facile de trouver des exemples, ne serait-ce que dans les religions qui terrorisaient leurs fidèles pour les maintenir croyants et dévoués à l'église.

Les enfants ou les adultes n'ont pas besoin d'être terrorisés pour rester dans le droit chemin. C'est le mythe inventé par ces oppresseurs de plus ou moins grande envergure. Au contraire une société ne peut prospérer que si ceux qui la composent se sentent libres de cette crispation.

Des sociétés entières peuvent subir ce joug au nom d'idéologies politiques. Le Stalinisme et le Nazisme utilisaient cette méthode pour réduire à néant toutes oppositions.

Je me suis souvent demandé pourquoi les juifs d'Europe centrale n'ont pas réagi face au programme d'extermination d'Hitler ?  La réponse, vue sous cet angle, est assez simple : celui qui est terrorisé est comme paralysé. Il obéit aux ordres du maître, aussi suicidaires soient-ils.

Nous pourrions nous interroger, alors que les pays démocratiques assaillent chaque année un peu plus nos libertés, soi-disant pour combattre le terrorisme ou l'évasion fiscale, sur le niveau de terreur auquel nous allons être soumis dans quelque temps ? La terreur paralyse. C'est l'intention du terroriste.  Ceci explique bien des comportements ou des situations que nous trouvons intolérables mais à propos desquelles nous ne faisons rien.  Si nous franchissons un certain cap, nous serons alors incapables de nous opposer à quoi que ce soit. Celui qui essaye de terroriser les autres ne le fait jamais pour les bonnes raisons qu'il affiche ou celles dont il se persuade. Cette sorte d'activiste n'est lui-même pas conscient de la teneur de ses actes. Il le fait car il est malade dans sa tête qu'il soit simple loque humaine ou qu'il se trouve à une position de pouvoir. Il est à noter que laisser faire un terroriste, officiel ou sans étiquette, qui agit seul ou collectivement, est un manquement grave envers soi-même. C'est renoncer à son intégrité personnelle par manque de courage ou c'est déjà être atteint de paralysie affective et empathique.

La terreur et la haine sont le couple maudit de l'humanité. Ceux qui haïssent nourrissent ceux qui terrorisent ; et ces derniers existent grâce aux supports de ceux qui ne supportent pas les gens heureux ou ceux qui pensent différemment.

Imaginons un instant un monde sans terreur et sans haine où les citoyens vivraient libérés de ces deux Lucifers. Aucun homme bien portant mentalement n'est atteint de façon chronique de ces deux maux de l'âme.

Imaginons un monde où aucun leader politique au pouvoir ne serait habité par l'un ou l'autre de ces travers. Il combattrait la haine et la terreur par l'apaisement.  Il remplacerait les armes par la compréhension. Utopique me direz-vous ? hm hm Mandala, qu'a t'il fait ?

Imaginez une ville dont les habitants soient totalement libérés de ces deux sentiments, qu'ils puissent vivre sans peur et sans ressentiment envers leurs semblables, sans terroriste tel que nous l'avons défini à présent.

Imaginez vous vous-même libre de toute terreur et de toute haine envers qui que ce soit.

Vous vous sentiriez alors plus libre, n'est-ce-pas ?

Il en serait de même pour tous et chacun. L'homme libre est celui qui est heureux Mais nul ne peut vivre pleinement son bonheur si ces deux graines existent encore en lui ou parmi ses proches ou tout supérieur.

Combattre le terrorisme commence par combattre les ostracismes envers ceux qui ne pensent pas comme nous. Terroriser les minorités, c'est renoncer à sa propre liberté de penser. Combattre les haines et la terreur commence par une société où existe la liberté d'éduquer nos enfants comme bon nous semble pour en faire des êtres responsables. Ça commence par des lois basées sur le bon sens et non sur des idées en " ismes" démodées et réactionnaires. Ce ne sont pas les changements rapides de notre civilisation qui sont la cause de nos préoccupations mais l'environnement menaçant que créent tous les terroristes de la terre, y compris les médias bas de gamme.

En s'alliant les uns avec les autres pour les combattre, nous en viendrons à bout et dévoilerons leurs intentions véritables et leurs intérêts sous-jacents.

Il n'y a pas à chercher bien loin pour découvrir leurs activités criminelles. Ne laissez personne terroriser un autre. Ne soyez pas complice en restant figé. C'est ce qu'ils recherchent ! Dominer et prendre le spectateur dans ses filets, faisant de lui un lâche. Un jour, le terroriste le sait, ce sera le tour de ce dernier d'avoir la peur au ventre.
Mercredi 2 Septembre 2015 Rédigé par Alain Rosenberg le Mercredi 2 Septembre 2015 à 21:53