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alainfranck

Le mot religion, en association d'idées, représente un épouvantail pour nos sociétés dites progressistes. Il semblerait que toute avancée sociale doive se tenir en dehors du domaine des religions qui sont ainsi classées, de fait, comme rétrogrades.


Entre les extrémistes des religions dominantes et la décadence de la compréhension qui existe sur les textes sacrés, les religions traditionnelles sont sur leur voie de disparition. Elles seront remplacées, si leur leader ne font rien pour qu'il en soit autrement , par une nouvelle religion d'état qui n'en portera pas l'étiquette mais qui en sera une : une religion laïque qui rappelle la déesse de la raison héritée de notre révolution nationale de 1789.

Les raisons pour lesquelles les religions font peur proviennent non seulement de leur passé mais surtout d'un courant d'idées matérialistes qui a pour but d'éradiquer les croyances en Dieu ou autres formes de spiritualité. Ce mouvement n'est pas aussi nouveau qu'on pourrait le croire. Déjà au temps des philosophes grecs, des penseurs comme Lucrèce prônaient le matérialisme comme profession de foi. Les religions ont eu le dessus et ont régné pendant des siècles. Puis vers la fin du 19°, la propagande anti-religieuse s'est répandue parmi les dirigeants politiques. La religion était devenue néfaste à la santé mentale ! l'opium du peuple disait Karl Marx.

Depuis, des forces subversives sapent les fondements de toute spiritualité et elles transforment les "croyants " en marginaux même s'ils représentent la majorité des gens. Cet acharnement à détruire toutes idées autres que celles d'une société sans âme mais armée uniquement de raison, est pourtant dévastateur. Il réduit l'homme à un état de machine biologique et il réduit ses idéaux à ceux des animaux. Ces idées nous font croire que la nature est un exemple à étudier et d'où s'inspirer. Il en résulte qu'il faut réprimer les pulsions des Hommes au moyen de la chimie, le dresser et le dominer car c'est un loup qui va manger le faible, et l'asservir pour le plus grand bien de ses congénères. Il est devenu contre nature de croire que l'homme peut se comprendre et qu'il est autre chose qu'un animal social. Il est donc alors contre nature de contrarier la nature, de ne pas le laisser donner libre cours à ses pulsions et de définir pour l'Homme sa morale ou son éthique. Il est ainsi logique de ne plus définir le bien ou le mal, de ne plus enseigner les religions ou leurs textes sacrés, de ne plus permettre la pratique des spiritualités, puisque dans l'esprit de leur détracteur, elles ne font qu'endormir les gens dans des superstitions anachroniques. Il faut déstructurer pour faire progresser, affirment ceux qui avec des têtes de "sage " savent ce qu'il faut désormais pour l'être humain dont ils ne donnent d'ailleurs aucune définition.

Eh bien, ce sont ces directions qui me font peur et non les religions. La peur des religions, créée de toutes pièces par les esprits malades qui ont peur de la liberté que procure la spiritualité en dehors de la dictature des états, fera place à la peur des prochains états totalitaires qui sèmeront la terreur pour dominer le cœur et l'esprit des hommes, "en toute sagesse".

La science fiction raconte de telles histoires. Espérons que certains combats seront gagnés, notamment sur les droits de l'Homme, qui ne permettront pas que de telles lois passent et qu'elles empêchent tout progrès vers nos libertés fondamentales.
Dimanche 9 Mars 2014 Rédigé par Alain Rosenberg le Dimanche 9 Mars 2014 à 09:35

Beaucoup de médias de la presse écrite sont en train de disparaître à cause, paraît-il, d'Internet. Mais si c'était tout autre chose qui provoquait la disparition de ces médias ? Si la qualité de l'information qu'ils véhiculent était si médiocre que personne ne veuille plus payer pour de l'information à l'emporte- pièce, que ce soit sur support virtuel ou papier ?


L'information de nos jours semble être un sujet crucial pour les gens. Pourtant 90% de l'information qu'ils entendent ou qu'ils lisent ne les concerne pas. A la fin, les abonnés aux "nouvelles" se méfient de tout et de rien. Le voisin devient un tueur potentiel, la route un axe de la mort, l'avion peut s'écraser et le feu peut prendre à tout instant sans parler de toutes ces maladies que l'on peut attraper. Bref, ils deviennent incapables de penser, asphyxiés par la peur qu'ils inhalent chaque jour.

Il faut cependant souligner que de plus en plus de gens prennent conscience qu'une trop grande partie des médias sert la propagande et non l'information. Même si la ligne éditoriale se défend d'être à la botte de leur employeur, l'on peut, en filigrane, deviner la sensibilité politique des propriétaires.

Avec Internet l'information bien que difficile à décrypter semble s'être multipliée. Cependant là encore les opinions et non les faits dominent. Il suffit de lire le côté américain ou russe d'un même sujet dans les langues respectives et on s'aperçoit vite des paradoxes. Même les sujets scientifiques sont controversés, un comble pour ceux qui pensent que la science est la reine de la vérité. Il y a encore trop de scientifiques qui partent d'une idéologie comme guide de recherche et qui ne procèdent pas de façon heuristique. Donc même la science a ses maîtres. Même les recherches et les découvertes sont orientées.

Seule notre éducation et notre capacité d'analyse et de raisonnement peuvent nous sauver. Notre éducation devrait être concentrée sur apprendre chaque jour des données utiles à notre vie et non à se connecter à un flux confus de nouvelles qui n'en sont pas ou de faits divers qui, nous devons l'avouer, ne contribuent ni au bonheur des gens ni à une pertinence quelconque.
Qu'un train déraille, 2 morts, 7 blessés au fin fond d'une région, c'est dramatique et regrettable. L'information devrait être partagée avec tous les techniciens qui s'occupent des trains. Mais quelle motivation morbide pousse ceux qui en font les gros titres des journaux ?
Est-ce pour notre bien ? Comme pour les stupéfiants, est-on accros de ces catastrophes et, en plus, sans le savoir ?
Attention la prochaine fois que vous prenez le train, vous risquez de mourir ? Quel genre d'avertissement est cela ? Vraiment, à part la malveillance, je n'ai pas trouvé d'autres réponses aux publications quotidiennes de ces faits divers. Oui de tout temps, elles ont existées sous une forme ou une autre. Mais de notre temps, la surabondance devient une menace pour notre clairvoyance.

Arrêtez pendant une semaine ou deux de vous tenir au courant de ce qui passe. Faites votre travail, rencontrez des amis et vivez comme d'habitude mais pas de télé, pas de médias, pas de propagande qui vous agressent chaque jour à votre insue. Les personnes qui ont fait cette expérience ont toutes témoigné en faveur de l'abstinence.

Une cure de bien être qui ne coûte rien, sauf peut-être au début de mettre à l'épreuve votre volonté.
Dimanche 9 Mars 2014 Rédigé par Alain Rosenberg le Dimanche 9 Mars 2014 à 09:32

La déclaration des droits de l'homme a été signée à Paris le 10 décembre 1948 par une grande majorité des pays de l 'ONU.

Cependant aucun pays, à part le Mexique il y a environ deux ans, n'a inscrit dans sa constitution l'enseignement obligatoire de ces droits dans leurs écoles. C'est un fait étrange mais significatif de la différence qui existe entre les bonnes résolutions et leur mise en pratique.


Cette déclaration est pourtant un des documents les plus importants de l'histoire de l'humanité. Près de 130 nations qui se mettent d'accord sur un texte fondamental n'est pas commun dans les relations qui régissent la destinée des peuples. Il serait assez simple et assez vertueux d'exiger l'enseignement de ces droits dans nos écoles. Ce serait une première étape pour prévenir et repérer dans le futur les violations de ces droits au sein de notre société. Alors, pourquoi cette omission ?

Il faut croire que l'énoncé de ces derniers, trop souvent méconnus, n'arrange pas les affaires de ceux qui ne les respectent pas. Par constat statistique, la majorité du volume de l'économie mondiale est fondée sur des violations flagrantes de ces droits. Rien que l'esclavage dans le monde, que nous appelons de nos jours le trafic des êtres humains, compte 27 millions de personnes et se situe au plus haut de son histoire. Il rapporte des milliards de dollars à ses protagonistes, la majorité dans le domaine de la pornographie, bien devant le trafic de drogue.

Pourquoi l'homme est-il tombé si bas ? Pourquoi personne n'élève la voix pour dénoncer ce qui est en demandant à ce que les droits de l'Homme soient enseignés dans chaque pays comme promis ?

Peu sont ceux qui osent faire face à cette réalité et trop nombreux sont ceux dont le vernis social prime sur les atrocités permanentes commises dans le monde. Bien sûr, la presse relate le massacre des populations et nous le regardons avec regret et compassion à la télévision. Il se peut que parfois certains essayent d'y faire quelque chose mais la société dans laquelle nous évoluons nous enferme trop facilement dans des problèmes économiques et sociaux bien trop importants.

Nous avons créé une carapace de protection contre toute réalité agressive, même si elle est vraie.

Ceux qui vont au combat sont considérés comme des gens hors normes ou tout au moins un peu bizarres. Les autres se demandent pourquoi ils se mêlent d'affaires qui ne les regardent pas ?

Je préfère la catégorie des gens pas comme les autres à toute autre catégorie, même si elle doit entraîner quelques difficultés personnelles vis-à-vis de ceux qui savent vivre les yeux fermés et la tête baissée.

J'ai au moins la chance de ne garder comme amis que ceux qui ont assez de cran et de courage pour ne pas être complices de ces violations.

Militons à chaque fois que c'est possible pour l'enseignement des droits de l'Homme ! Connaissons-les, respectons-les.

Dimanche 9 Mars 2014 Rédigé par Alain Rosenberg le Dimanche 9 Mars 2014 à 09:28