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alainfranck

Une bonne définition pragmatique est tout à fait la bienvenue pour être honnête avec l'honnêteté.


Nous pourrions dire que l'honnêteté consiste à rester en harmonie avec les autres et que la malhonnêteté serait de chercher un avantage illégitime.

Cette approche peut être réductrice du concept mais elle a le mérite de totalement préciser ce que l'on veut dire.

Celui qui viole son intégrité en recherchant un avantage personnel peut se dire juste ou certain, mais il trempe cependant dans la malhonnêteté. Celui qui avantage un clan au détriment d'un autre pour se sentir loyal envers son propre camp se trouve peut-être dans un dilemme moral mais il sera malhonnête s'il n'agit pas au nom de ce qu'il sait être vrai sans être animé d'autres motivations.

Nous voyons d'emblée qu'être honnête n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît au premier abord.

Etre honnête se trouve souvent mêlé à l'argent. Les bons comptes font les bons amis, entend-on dire souvent. La personne honnête ne lèse personne financièrement, c'est assez facile à comprendre.

L'honnêteté morale, intellectuelle et sentimentale sont des notions plus subtiles. Il ne suffit pas de se persuader de l'être et il ne suffit pas non plus de se croire honnête sans l'être. Cette qualité ne peut être feinte, même avec soi-même. Ce serait même un comble de se déclarer honnête, ne pas l'être mais de se persuader du contraire.

Justifier son infidélité peut être un exercice où certains excellent mais il ne fait qu'empirer le manque de transparence. Parfois, pour être honnête, il faut être infidèle. Lorsque son camp a tort, soit on reste fidèle en soutenant ce qu'on sait être faux soit on reste intègre avec soi-même. Pour rester honnête il faut alors être prêt à affronter les critiques de ses pairs.

C'est là que l'honnêteté révèle une force de caractère ou son manque, une liberté ou asservissement. Car comme toutes les qualités, elle s'attache à ceux qui sont assez forts et libres pour rester en harmonie et en plein accord avec eux-mêmes, en toutes circonstances.
Dimanche 7 Juillet 2013 Rédigé par Alain Rosenberg le Dimanche 7 Juillet 2013 à 15:33

Le zéro et de l'infini sont deux termes qui expriment les extrémités d'un même concept. Ce concept qui englobe le zéro tout comme l'infini est celui de la gamme des quantités ou des qualités, d'un bout à l'autre d'un spectre s'étendant au-delà d'un tout illimité et d'un rien absolu.


Nous pouvons avoir zéro pomme ou une infinité de pommes. Derrière ces notions d'absence totale et d'abondance sans limite, se cachent des principes qui mènent bien plus loin que les équations des mathématiques abstraites et qui expliquent les relations entre l'esprit et la matière. L'esprit fort est infini. Mais quand la matière ou l'énergie le submergent, il est réduit à rien. La matière devient alors l'infini. Les rôles dans le jeu se sont inversés: les joueurs sont devenus des pions et les pions les maîtres du jeu. C'est à l'heure actuelle ce qui se passe, la réalité dépassant la fiction de l'ère des machines.

Si nous considérons l'univers, ses particules, peu importe leur taille- du noyau de l'atome à une étoile voire une galaxie-constituent l'essence de la matière, de l'énergie et de l'espace

Ces particules existent en quantité infime dans le quasi vide ou dans une densité extrême, comme dans certains métaux ou certaines planètes. Nous pouvons de suite soupçonner que le vide n'est jamais absolu et que l'univers physique dans son ensemble n'est jamais une entité finie. Nous pouvons symboliquement lui ajouter une particule ou le compresser et ceci sans fin, en théorie.

D'ailleurs le vide tend-il vers l'infini ou le zéro ? Et si l'univers est sans fin, son passé s'éloigne-t-il dans le zéro de la mémoire ou dans l'infini du temps passé ?
Cette question posée ainsi met en évidence que le point de vue est la variante et la valeur cruciale de l'analyse de ces symboles mathématiques.

Le zéro et l'infini ont ceci en commun, ils représentent des absolus qui ne sont jamais atteints dans la réalité de l'univers commun à tous. Quand nous réduisons à zèro, dans le raisonnement, ce dernier et analysons le point de vue plus que tout autre facteur, nous avons une vision beaucoup plus nette de ce qui se passe autour de nous.

"Autour de nous" ne se réduit pas alors aux plaines, aux montagnes, aux villes, aux soleils ou aux gens mais "autour de nous" veut dire l'univers qui est là sans être visible par les autres, c'est celui de nos pensées.

Il pourrait exister, ne serait-ce que par notre imagination, des quantités d'autres univers. Ils comporteraient une infinité de données or nous avons l'habitude de les réduire à zéro, en prenant l'hypothèse qui consiste à ne considérer que l'univers perçu par nos sens. Le point de vue induit et imposé par ce dernier
réduit alors à zéro la valeur notre moi intérieur. Il enlève de l'équation le point de vue et empêche la progression dans la recherche de la vérité, en niant la valeur prépondérante voir capitale du point de vue.

Nous savons que nous ne percevons qu'un très petit nombre de longueurs d'onde et que ce que nous ne percevons pas est bien plus conséquent que ce que nous percevons. De même, nous pourrions supposer que notre univers personnel est bien plus vaste que l'univers de la matière et que "l'autour de nous" est autre chose que ce que perçoivent les cinq sens de notre corps.

Nous pouvons avoir une infinité d'expériences personnelles qui existent pour nous-mêmes et qui n'ont d'apparence que celle que notre esprit veut bien leur donner. Nous retrouvons là l'idée que le point de vue oscille quand il perçoit entre le zéro et l'infini et fait varier ses certitudes sur ce qui est entre ces deux tendances.
Ainsi nous pouvons concevoir une entité qui a zéro influence ( quand nous pensons que la vie "c'est comme ça" et "que nous n'y pouvons rien") et une autre qui a une influence infinie (concept de Dieu) . Entre les deux existe un nombre incalculable d'entités de puissance à influencer différente selon les formes de vie ce qui l'entoure. Nous pourrions avoir l'idée que l'esprit est une source qui répand son influence partout jusqu'à l'infini mais qui est un zéro de matière en valeur abstraite. Nous pourrions avoir une gamme d'influence de plus en plus forte qui irait de l'atome à l'homme de génie, en passant par toutes les formes de matière et de vie.
Lorsque nous nous considérons comme des zéros d'influence, nous exprimons notre volonté de nier notre existence extra matérielle et sa qualité ou propriété.

Comme les absolus ne sont pas atteignables et que le zéro aussi bien que l'infini ne sont pas des absolus atteignables en matérialité (même le zéro absolu de température à moins 273° est un niveau empirique plus qu'absolu ), nous naviguons sans cesse entre l'infini et le zéro. En fin d'analyse, le zéro et l'infini ne peuvent exister que dans notre pensée.

Entre ces deux valeurs se trouvent les quantités et les qualités constituées de la matière et de ce qui l'anime. Ce qui régule ces variantes sont les points de vue. Seul le point de vue compte. C'est l'histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide. L'important est ce que nous en pensons et c'est ce qui établit notre attitude envers la vie. L'univers matériel est donc alors toujours contenu en nous et pas le contraire. Nous ne sommes pas plongés dans les atomes mais toutes les particules existantes sont motivées par l'esprit.

Nous pouvons tendre vers zéro croyance en Dieu ou vers une croyance sans limite. Une croyance infinie en soi ou une croyance zéro.
Cette dernière, différente d'une personne à une autre, va osciller entre les deux absolus hypothétiques et nous renseigner sur la relativité de la foi d'un individu.

L'athée voit le vide en Dieu et le croyant y voit l'infini. Le premier considère l'espace de l'univers qui se trouve entre chaque atome et chaque galaxie. L'autre considère l'infini des univers possibles et qualités de la vie.

Les deux ont raison mais se croient en opposition d'idées. Le jour de la réconciliation est, j'espère, proche, jour où nous aurons complètement compris les beaux rôles du zéro et l'infini !

Alors les sciences et les religions progresseront en harmonie. Nous pourrons alors concevoir la spiritualité en lui donnant un sens pratique et la science un rôle divin au service de la vie.
Samedi 6 Juillet 2013 Rédigé par Alain Rosenberg le Samedi 6 Juillet 2013 à 13:57