http://www.alainfrankrosenberg.com/sitemaps/Reflexions.xml ht

alainfranck

Lorsque les idées de plaisir et de soulagement se confondent, l'homme au lieu d'être à la recherche de son propre bonheur, se perd dans la poursuite de l'illusoire.


Plaisir et soulagement
Celui qui a mal souhaite être soulagé et c'est bien naturel, que ce soit du mal de vivre ou d'un mal physique, bien souvent des deux. Mais il ne faut pas confondre cette nécessité avec celle du plaisir.

Le plaisir se gagne, se construit et est accompagné de la fierté de l'accompli. Le plaisir du succès, le plaisir de la reconnaissance pour ce que l'on a donné aux autres, le plaisir d'une vie remplie par ses entreprises, tous les plaisirs du monde se gagnent. Le soulagement induit toujours une approche de l'insurmontable par une solution extérieure à sa propre capacité d'y faire face.

La douleur insupportable, morale ou physique, endormie par la drogue, le mal-être atténué par les vacances, tous ces soulagements soumettent l'homme à une habitude que l'on appelle la dépendance. Le soulagement finit par remplacer le plaisir et au lieu d'être à la recherche du bonheur, l'homme court à celle du soulagement, comme si vivre était un poids.

Ainsi la société se fixe non pas vers le plaisir de l'être humain mais vers son soulagement. Même ses loisirs se transforment en détente pour soulager la souffrance d'être trop tendu, et la télé est déstressante comme un baume sur l'épuisement. Rien à voir avec le bonheur, rien à voir avec le plaisir qui lui rehausse l'âme alors que le soulagement, suremployé, l'assomme ou la noie.

L'homme est sur le point de perdre les notions d'effort et de discipline indispensables à son bonheur. La mauvaise réputation de ces deux vertus, devenues impopulaires, le poussent à penser que ces deux valeurs sont contraires à son plaisir : la philosophie du moindre effort va faire sombrer notre culture dans l'abnégation, dans l'abandon de la distinction entre le bien et le mal, dans la recherche des paradis artificiels et informatisés.

Le sort du bonheur de l'homme se joue aujourd'hui avant qu'il ne s'enfonce trop dans la facilité à tout prix et qu'il ne recherche encore plus profondément la solution à ses malheurs dans la philosophie "soulagez-moi de tout", "soulagez-moi de vivre". Il lui faudra la réflexion nécessaire pour sortir de sa cossardise et cultiver, en être sage, son courage. Il faudra qu'il s'avoue s'être trompé et que le chemin qui mène à son bonheur se trouve sur une autre route, sur un autre rivage. Demi tour !

Pour cela, il lui faudra de l'aide, il lui faudra réapprendre à être un philosophe pragmatique et moderne qui saura dominer les conquêtes faites par la science sans que lui n'ait eu la chance de progresser autant.
Mercredi 9 Novembre 2011 Rédigé par Alain-Frank Rosenberg le Mercredi 9 Novembre 2011 à 14:57

La crise créée par les grandes puissances financières du monde, analysée par les grands penseurs politiques et économistes de la planète, relayée par les médias, donne aux 7 milliards que nous sommes une réalité commune, rien ne va plus et nous allons en baver !


Pour certains, ceux qui n'ont pas de quoi se nourrir, cela ne va pas changer grand chose ; leur condition restera ce qu'elle est, elle sera juste moins médiatisée. Et, nous, nous serons occupés à sauver notre peau.

Puis, viennent ceux qui ont de quoi manger, qui sont pauvres et qui ne peuvent que s'inquiéter des messages des classes politiques. Ils ressentent du danger. Ils ont peur.

Puis, viennent ceux qui vivent sur leurs acquis et qui craignent de perdre leurs privilèges car ils comprennent que leurs rentes ne sont plus assurées.

Puis, viennent les classes dirigeantes, du privé ou du public, qui sont en train de se persuader qu'ils ne seront pas touchés, de toute façon.

Enfin, viennent ceux qui ont bien compris qu'il n 'y a pas de crise ( lisez "fondamentalement" car il y a bien une réalité de crise conjoncturelle), que le monde est en train de changer et que deux forces s'affrontent sur un champ de bataille : les grands banquiers internationaux qui poursuivent leur conquête du monde et la poignée de ceux qui luttent pour préserver les libertés fondamentales avant que les états ne deviennent totalitaires sous le prétexte de faire respecter des lois iniques et liberticides au nom du sauvetage économique.

La liberté a la vie dure et ceux qui veulent la confisquer le savent. Ils sont armés pour la supprimer et vite. Les états sans marge de manœuvres ne pourront plus protéger leurs citoyens. Ironie du sort, là où la démocratie est née, les premiers servis sont les Grecs. La majorité des états aux économies développées est sous une menace similaire.

Les citoyens oublient alors la raison de l'état et pense que les mesures sont prises par raison d'état. Ils se soumettent aux dictats des "grands de ce monde". Comme les symptômes sont traités au lieu des causes véritables, les pays, les uns après les autres, sans changement d'analyse et d'actions, tomberont dans l'escarcelle des prédateurs.

L'objection des pourfendeurs de Liberté, leur objection fondamentale, est la liberté de comprendre la vie, de bien s'entendre les uns avec les autres, de mettre la machine au service de l'homme et non l'inverse, de mettre la science au service de la nature et non l'inverse ; la liberté de croire en son origine divine sans être étiqueté malade mental par le DSM 5 ou 6 ; la liberté de vivre selon ses choix thérapeutiques ; la liberté d'être ce que l'on veut être et de faire ce que bon nous semble tant que la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres. C'est à ces libertés que les oligarchies, qui se voient déjà maîtres du monde, objectent. Ces libertés limitent leurs profits et sont autant d'obstacles à leurs ambitions de contrôle total du monde.

A l'autre bout du spectre de la liberté se trouve l'esclavage et entre les deux nous nous trouvons quelque part sur le trajet. Malheureusement pour l'instant, nous voyageons à contre-sens.
"Liberté et argent" sont bien liés mais pas comme l'idée commune et évidente, à savoir celui qui a les moyens fait plus ce qu'il veut que celui qui ne les a pas.

Regardons autrement :

L'esclave est celui qui travaille et ne reçoit rien en échange sauf le droit à minima de rester en vie. Le criminel est celui qui ne travaille pas mais reçoit ce qu'il ne mérite pas. Le grand criminel est celui qui prend aux autres le fruit de leur travail et ne leur laisse que les pépins.

Avec cette grille de lecture, vous pouvez comprendre pourquoi la liberté, ancrée dans nos cœurs depuis que l'homme se dit civilisé, disparaît au fur et à mesure que la "rancœur" s'installe le long du trajet feutré des temps modernes qui conduit de la Liberté à l'esclavage.
Mercredi 9 Novembre 2011 Rédigé par Alain Rosenberg le Mercredi 9 Novembre 2011 à 13:15