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alainfranck

Beaucoup de médias de la presse écrite sont en train de disparaître à cause, paraît-il, d'Internet. Mais si c'était tout autre chose qui provoquait la disparition de ces médias ? Si la qualité de l'information qu'ils véhiculent était si médiocre que personne ne veuille plus payer pour de l'information à l'emporte- pièce, que ce soit sur support virtuel ou papier ?


L'information de nos jours semble être un sujet crucial pour les gens. Pourtant 90% de l'information qu'ils entendent ou qu'ils lisent ne les concerne pas. A la fin, les abonnés aux "nouvelles" se méfient de tout et de rien. Le voisin devient un tueur potentiel, la route un axe de la mort, l'avion peut s'écraser et le feu peut prendre à tout instant sans parler de toutes ces maladies que l'on peut attraper. Bref, ils deviennent incapables de penser, asphyxiés par la peur qu'ils inhalent chaque jour.

Il faut cependant souligner que de plus en plus de gens prennent conscience qu'une trop grande partie des médias sert la propagande et non l'information. Même si la ligne éditoriale se défend d'être à la botte de leur employeur, l'on peut, en filigrane, deviner la sensibilité politique des propriétaires.

Avec Internet l'information bien que difficile à décrypter semble s'être multipliée. Cependant là encore les opinions et non les faits dominent. Il suffit de lire le côté américain ou russe d'un même sujet dans les langues respectives et on s'aperçoit vite des paradoxes. Même les sujets scientifiques sont controversés, un comble pour ceux qui pensent que la science est la reine de la vérité. Il y a encore trop de scientifiques qui partent d'une idéologie comme guide de recherche et qui ne procèdent pas de façon heuristique. Donc même la science a ses maîtres. Même les recherches et les découvertes sont orientées.

Seule notre éducation et notre capacité d'analyse et de raisonnement peuvent nous sauver. Notre éducation devrait être concentrée sur apprendre chaque jour des données utiles à notre vie et non à se connecter à un flux confus de nouvelles qui n'en sont pas ou de faits divers qui, nous devons l'avouer, ne contribuent ni au bonheur des gens ni à une pertinence quelconque.
Qu'un train déraille, 2 morts, 7 blessés au fin fond d'une région, c'est dramatique et regrettable. L'information devrait être partagée avec tous les techniciens qui s'occupent des trains. Mais quelle motivation morbide pousse ceux qui en font les gros titres des journaux ?
Est-ce pour notre bien ? Comme pour les stupéfiants, est-on accros de ces catastrophes et, en plus, sans le savoir ?
Attention la prochaine fois que vous prenez le train, vous risquez de mourir ? Quel genre d'avertissement est cela ? Vraiment, à part la malveillance, je n'ai pas trouvé d'autres réponses aux publications quotidiennes de ces faits divers. Oui de tout temps, elles ont existées sous une forme ou une autre. Mais de notre temps, la surabondance devient une menace pour notre clairvoyance.

Arrêtez pendant une semaine ou deux de vous tenir au courant de ce qui passe. Faites votre travail, rencontrez des amis et vivez comme d'habitude mais pas de télé, pas de médias, pas de propagande qui vous agressent chaque jour à votre insue. Les personnes qui ont fait cette expérience ont toutes témoigné en faveur de l'abstinence.

Une cure de bien être qui ne coûte rien, sauf peut-être au début de mettre à l'épreuve votre volonté.

Dimanche 9 Mars 2014 Rédigé par Alain Rosenberg le Dimanche 9 Mars 2014 à 09:32